03.06.2010
On a pas le temps de le perdre
Certes, c'est une belle phrase, certes, elle devrait s'appliquer à nous tous, certes mais peu importe, se permettre de perdre du temps, c'est se laisser un peu de répit dans une vie trop rapide et trop rapidement finie. Alors bon ce n'est pas non plus une faille intemporelle dans laquelle on ne serait plus que nous même libéré de tout ce qui nous entoure et surtout libéré du chronomètre vital, de l'horloge naturelle.
Surtout qu'après tout ce temps passer en marge de ma vie, je n'ai pas l'impression de m'être libérer de quoi que ce soit. Et même en écrivant cet article je ne suis pas libre. Je m'auto-emprisonne dans une ligne rédactionnelle complètement farfelue, compliquée, aucun mot ne glisse comme si cela était naturel, non, je suis encore loin d'être à l'aise avec cela.
Mais que faire ? Rien évidemment. Continuons de regarder les informations en imaginant que cela est exceptionnel quand on sait que plus rien ne l'est. Continuons de nous intéresser à ces réformes et autres interminables débats sur l'âge légal de la retraite, sur le rôle de tel ou tel ministre au gouvernement. Contestons chaque décision du chef de l'Etat, continuons de participer au jeu de la démocratie qui peut se terminer tellement plus mal que notre confortable situation française. Le chômage stagne, la popularité de Sarkozy baisse et pire que tout, nous ne savons toujours pas de qui est l'enfant de Rachida. Bernard a bien essayé de se proposer, et il semble évident que l'on peut d'ores et déjà écarter Roselyne de la course à la paternité.
Bref loin de toute cette agitation politiquement people, on souffre toujours dans la bande de Gaza, on se fait toujours assassiner par des fous en Angleterre (Une fois n'est pas coutume dit-on), on continue de se taper dessus en Jamaïque et de mourir de faim en Somalie. Mais tous ces pays savent-ils la tragédie qui nous touchent, nous les français ? Reculer l'âge légal de la retraite de 5 ans, c'est atroce, horrible, montons au front peuple impopulaire pour faire tomber celui que nous avions si chèrement élu.
Peut-être ne nous rendons nous pas compte que l'important reste la vie ? Peu importe l'âge de la retraite, tous ces politiques qui jouent avec nos vies comme des vulgaires statitistiques, ne vont-ils pas y passer aussi ? N'oublions pas que nous sommes tous égaux, et que le chemin est bien futile quand on sait qu'on finira tous à l'arrivée... Ou au départ...
Le pessimisme c'est de ne pas se placer dans le rôle de l'éternel. Mais continuons à protester dès qu'une décision politique n'est pas à notre goût, quand notre confort est touché. Continuons de fermer les yeux devant tant de misère quand on sait que certains ne trouveront jamais du travail, nous, on nous le prolonge.
L'histoire n'évolue pas, elle tourne en rond.
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18.04.2010
There is no more hope there are no dreams

Nous voila donc en 2010, bien ancré dans le 21ème siècle et le deuxième millénaire nous roulons paisiblement (mais non sans encombres) vers toujours plus de progrès technologiques, et toujours moins de rêves. On désanchante la vie pour reprendre des termes autrefois avancés par le cauchemar des Spé Eco aujourd'hui, Weber. Mais soyons réaliste l'utopie a laissé place à la dérision, le rêve à l'humour noir et l'humour noir au désespoir !
Aujourd'hui dire que nous sommes l'organisme vivant le plus évolués est un comble sachant qu'on se rapproche du mode de vie des fourmis. Toi tu seras ouvrier, toi tu seras soldat, quoi que les fourmis sont moins sauvages entre elles. Mais qu'est ce que nous laisserons à nos enfants si ce n'est un monde sans relief, sans réel intérêt et qui donne à la vie un caractère scolaire en trois parties, les études, le travail, la mort (la retraite pardon), et à ce stade on sent que beaucoup vont copier la conclusion sur leur voisin !
Mais que faire si ce n'est rien ? Depuis des siècles que l'on explore la pensée humaine on a l'impression d'être arrivé au bout de l'imaginable, à l'apogée du possible, au paroxysme de l'intelligence. Et personne ne semble aujourd'hui en mesure de conquérir un nouveau terrain plus spirituel que physique, d'offrir de nouvelles perspectives dans un monde ou chaque recoin a déjà été inspecté, analysé, décortiqué, désenchanté. Nous sommes a un tournant de notre culture et personne ne semble prêt à ne pas suivre la route pour s'engager dans une nouvelle voie. On a épuisé l'Histoire, on a essauré nos cerveaux, on a fatigué nos esprits. Et aujourd'hui nous réchauffons. Finalement le micro ondes est peut être l'invention qui se rapproche le plus de la pensée humaine. Du rechauffé.
Quel artiste aujourd'hui peut se vanter de voyager dans des contrées arides de son esprits ou l'Homme n'a pas mis le pieds. La vie est devenue banale et les écrivains (pour l'exemple entendons nous bien) nous gratifient eux aussi de leur modèle scolaire en trois parties tel que Harlan Coben qui en est l'ambassadeur interplanetaire avec sa formule meurtre/enquête/denouement inattendu (mais après quelques livres pas si inattendu que ça). Myron Bolitar peut aller se rhabiller, il réchauffe lui aussi de vieilles intrigues à la Cold Case... Tiens et Cold Case ? Aussi.
Mais ce n'est pas leur faute à eux, la créativité tousse et ne va pas tarder à s'arrêter sur le bas coté pour se laisser doubler par la technologie, et eux tentent désespérement de sortir la tête de l'eau, en vain. Et pour à mon tour plagier le travail d'un autre qui, à l'époque a quand même eu le talent de nous faire rire sur un sujet grave avec son film Trainspotting : "Le monde change. Les musiques changent. Les drogues changent. Même les hommes et les femmes changent. Dans 1000 ans il n'y aura ni mec ni nana. Que des branleurs."
19:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2010
Le ridicule ne tue pas, mais certaines questions oui !
Spécial ce titre, je me demande bien ce qu'il peut vouloir dire, si jamais bien sûr il a un sens... A méditer. Bon toujours est il que je suis de retour après un coma prolongé de près d'un mois. Non non, pas un vrai coma hein, un coma numérique en quelque sorte, j'ai changé de FAI et j'ai été privé de ma drogue quotidienne... Génération de drogués !
Bon revenons à ce titre, oui je sais vous retenez tous votre souffle à l'idée de savoir de quoi je parle ! Ok mes lecteurs sont rares et le suspense est très loin d'être à son comble. Cet article c'est un peu un mauvais film hollywoodien... Ou Français ! Ouais plutôt Français d'ailleurs. Je me posais cette question pendant mon petit séjour en autarcie technologique. A quoi sert mon blog ? Je n'ai pas de vrais articles, pas d'infos exclusives, je ne touche pas aux "peoples" et le pire c'est que je m'y pointe une fois tous les jamais pour faire un super méga condensé de l'actualité mondiale. Alors j'ai pensé à me spécialiser... Mais dans quoi ? C'est pas facile la vie de bloggueur.
Bon et puis de fil en aiguille j'ai quand même trouvé un intérêt à l'écriture. C'est surtout pour moi en fait. Je n'ai pas de réelles opinions et pas de réelle envie d'en avoir d'ailleurs. Mais ne venez pas chercher ici l'exclu mondiale sur le prochain disque de Britney Spears ou le détail technique du fameux Ipad, non c'est au dessus de mes compétences, moi je survole, je lis la couverture et à la limite je regarde aussi les images. Les belles images évidemment.
Toujours est-il que l'inspiration n'a pas trop croisé mon chemin ces derniers temps et l'idée de me battre avec mon propre article pour sortir quelque chose de potable, que dis-je, de lisible ne m'intéresse pas. Je ne suis pas journaliste, je ne suis pas étudiant, je ne suis pas concerné directement par tout ce qui se passe de près ou de loin et le pire c'est que je ne suis même pas payé.
Je commence à avoir les doigts douloureux à force d'écrire, quatre paragraphes et je fatigue, c'est un sport digne des Jeux Olympiques et je suis loin d'y participer ! Je cherche donc ma spécialité pour arrêter de piocher gentiment dans les articles de fond du Monde, du 20 Minutes et autre, pour en faire des articles plats sans réel intérêt ni pour le lecteur ni pour moi. J'ai pensé à l'humour, c'est beau l'humour, et ça passe partout ! Mais enfin encore faut il en avoir, et ça c'est dur !
Mais c'est coule, au moins j'écris mon petit article, je me coucherai un peu plus fier de moi ce soir, et ma Todo List arrêtera de me le rappeler inlassablement... J'ai vécu une relation très difficile avec elle ces derniers temps, puis j'ai fini par l'emporter sur ma flemme légendaire. Mais tout ça n'entrera pas dans la légende.
Bref pas d'actualité aujourd'hui, tout le monde sait ce qu'il se passe à Rio, tout le monde s'indigne de l'armée américaine, tout le monde sait qu'on va tous finir au Daghestan se battre pour une cause qui n'est pas la notre ! Bon ok je suis pessimiste et peut être même un peu à l'ouest... Mais c'est ça non ? La déprime du bloggeur....
12:48 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note










